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Aline Victor, en quelques mots

Vice-présidente* de l'Institut Nutrition

C'est lors de ses premiers pas en fac de médecine qu'Aline a le déclic pour la diététique, matière qui lui permet de réunir ses 2 passions, le culinaire et la santé. Sa formation de diététicienne en poche, elle mène plusieurs expériences avant d'intégrer Restalliance en tant que diététicienne grands comptes, puis Responsable Nutrition pour porter la politique nutritionnelle Restalliance. C'est en 2016 que le joli projet de l'Institut Nutrition voit le jour, initié par le Président de Restalliance, Monsieur Dassonville, désireux d'apporter de la légitimité au discours de son Groupe face aux spécialistes terrain de la santé.

L'Institut Nutrition mène 3 principales missions : fédérer un écosystème d'experts santé, innover pour répondre aux enjeux de santé publique, et enfin, grande particularité de l'Institut, expérimenter par une approche opérationnelle rendue possible par le riche “terrain de jeu” que son sponsor unique, Restalliance, offre à travers ses 1 000 établissements et 400 clients.

Interpelé par les conclusions d'une étude menée par l'Institut du bien vieillir Korian qui démontre que 40 % de personnes âgées ne prennent pas de goûter chez elles, l'Institut Nutrition a souhaité approfondir le sujet. Via une dizaine d'EHPAD du réseau OMERIS, il a mené son enquête : 40 % des résidents déclarent ne pas avoir faim le soir quand ils passent à table. Une question s'impose : le gouter sucré est-il une si bonne idée ? Ne prive-t-il pas le résident des calories utiles (protéines) du soir ?

 

1/ Est-ce que concentrer la faim sur 3 repas principaux peut être une solution pour lutter contre la dénutrition ? Si oui, pourquoi et sous quelles conditions ?

Aline Victor : Plus une habitude des institutions qu'une pratique culturelle, le goûter est un vrai sujet de réflexion en matière de lutte contre la dénutrition (et le gaspillage) ! L'enquête menée par l'Institut Nutrition, en partenariat avec les EHPAD du groupe OMERIS basé en Rhône Alpes, nous a confortés dans l'idée que le « goûter biscuit » saturait la faim pour le dîner.

Compte tenu de l'objectif nutritionnel limité de ce goûter sucré (avec sirop ou jus de fruits souvent de mauvaise qualité), nous menons une expérimentation en le remplaçant par une offre de boissons chaudes d'infusions et de thés, en mettant l'accent sur l'aspect convivial du moment partagé (l'alimentaire pouvant bien sûr être donné sur prescription médicale). Et c'est un véritable succès... passés les premiers freins rencontrés !

2/ Quels ont été ces freins ? Comment les avez-vous levés ?

A. V. : Les famille ont été surprises. Il a donc fallu organiser des réunions de famille, des conseils de vie sociale, en présence du directeur d'établissement, pour une explication très scientifique et méthodique qui a permis de faire comprendre l’intérêt nutritionnel de ce nouveau goûter. La mise en place d'une collation nocturne a également permis de rassurer les familles.

Les soignants également se sont montrés, au début de l'aventure, réticents mais en leur expliquant l'aspect positif de cette nouvelle conception du goûter, notamment sur l'état nutritionnel des résidents, l'idée a fait son chemin.

En donnant du sens à l'action, le projet a pu voir le jour.

3/ Pouvez-vous nous expliquer en quoi les kits Lipton d'Unilever Food Solutions adhèrent à la philosophie du nouveau goûter qui vous portez ?

A. V. : Les kits Lipton proposent une gamme variée de thés (noirs, citron, fruits rouges) et d'infusions (verveine, tilleul) qui permet de faire du goûter un vrai rendez-vous convivial, dans un esprit « tea time » qui favorise l'éveil des sens.

Et surtout, autre impact positif, c'est qu'ils permettent d'agir sur l’hydratation. Car quand on parle de dénutrition des personnes âgées, cela concerne aussi la déshydratation. Ces kits Lipton permettent de boire quelque chose ni trop sucré ni chimique.

4/ En quoi ces kits Lipton vous ont-ils aidés pour la mise en place de ce nouveau goûter ?

A. V. : Les établissements sont toujours friands de supports en matière d'animation et de communication. Certes, tous n'ont pas un animateur disponible tous les jours, mais la simplicité des kits Lipton, avec leurs mots croisés, jeu des 7 erreurs, affiche, etc., permet une utilisation par tous : équipe de soignants, diététicienne, chef culinaire, assistante de direction, bénévole. Même si bien sûr un animateur apportera toujours un « plus » par sa méthodologie ! Mais ces kits, livrés clés en main, utilisables sans préparation préalable, sont un vrai « + » pour les établissements.

5/ Comment les résidents vivent-ils ce moment du goûter « revu et corrigé » ? Quels sont les retours du personnel ?

A. V. : Passés les 2 premiers jours où les résidents peuvent remarquer l'absence de biscuit, très vite leur attention est accaparée par l’activité qui apporte partage et convivialité qu'ils apprécient grandement.

Pour en avoir parlé avec une animatrice, je sais que le kit est apprécié car il est une vraie source d'idées d'animation.

Actuellement on est toujours en phase d'expérimentation. Une fois validée la phase finale, qui arrive sur février, si les résultats sont concluants, on souhaiterait que Restalliance l’intègre dans son offre commerciale et que ça puisse faire écho dans d'autres institutions ou grands groupes de maisons de retraite.